Gaston Donnet

Résumé

Gaston Donnet Le Dauphiné

Quand c’est beau, on dit que c’est beau, sans en chercher davantage. Économie de temps et d’imagination. Oh ! que c’est beau ! ce glacier du mont de Lans, avec devant soi les Écrins, les crêtes du Pelvoux, le pic des Grandes-Rousses et le mont Blanc, l’inévitable mont Blanc, olympienne silhouette qui, de quelque côté qu’on se place, coupe le ciel !
Oh ! que c’est beau ! ces couloirs de neige aux tons d’aigue-marine ! oh ! que c’est beau l... Et que c’est gentil, la Garde : pâturages, fleurs et sources limpides, fraiches, tout ce qu’il faut pour servir de décor aux bergeries de Théocrite !
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Gaston Donnet Le Dauphiné

La grande cascade de Sassenage.
Bonne fée, cette Mélusine, la magicienne moitié femme, moitié dragon, qui a élu domicile dans les ravins des monts de Lans. Sous la voûte gigantesque des roches, d’où se précipite le Furon, dans les bois et dans les éboulis menant aux grottes, dans les grottes elles-mêmes, et dans les Cuves — les fameuses Cuves qui, d’après la tradition, indiquent pluie ou sécheresse, suivant le plus ou moins grand volume d’eau qu’elles contiennent — là sont les appartements de dame Mélusine. Cherchez bien, vous trouverez encore la dolomie qui lui sert de table.
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Gaston Donnet Le Dauphiné

Le torrent arrêté dans son cours reflua, « changeant en lac le plateau situé au-dessus de l’éboulement : — le Plan-du-Lac ».
Le Vénéon s’apaise, s’étend comme une blanche étoffe de soie ; les éboulis disparaissent, les roches sont presque lisses. La brèche s’écartèle – et, dans le couchant, la vallée se détache seule, semble portée sur des colonnes de nuages, tandis que la Tête-des-Fétoules, qui la domine, disparaît derrière des rougeurs épandues. Un sentier caillouteux, et Saint-Christophe au bout, à cheval sur un contrefort flanquant la base de l’Aiguille-du-Plat-de-la-Selle.
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