Résumé

Bernard Niepce Traité du goître et du crétinisme… (1851)

Jamais, dans les vallées des Alpes, je n'en ai entendus; les habitants regagnent leurs maisons avec un air constamment triste. Les jours de fêtes, les dimanches, les habitants se rendent aux offices divins, et ceux qui ont quelque argent entrent au cabaret où, sans même s'asseoir, sans se livrer à aucun jeu, ils boivent une quantité plus ou moins grande d'une mauvaise eau-de-vie de marc qui, loin de leur donner de la gaîté, comme le ferait le vin, les plongent au contraire dans l'ivresse la plus abrutissante.
Source : Gallica

Bernard Niepce Traité du goître et du crétinisme… (1851)

CETTE dégénérescence de l'espèce humaine que l'on remarque dans les vallées profondes des hautes montagnes de certaines parties du globe et dans quelques plaines marécageuses, caractérisée par un degré plus ou moins prononcé d'idiotisme, liée à un aspect particulier du corps, sui generis habitus, a reçu la dénomination de crétinisme. Les causes de cette dégénération sont tellement multiples et étendues dans les lieux où on l'observe, qu'elles ont une influence très-marquée sur les formes et la beauté de la population, ainsi que sur l'intelligence des individus.
Source : Gallica

Bernard Niepce Traité du goître et du crétinisme… (1851)

L'habitant de ces gorges étroites reste tout le jour sur les hauteurs pour y travailler ses champs; il descend ensuite dans ces gouffres peu visités par le soleil, où il contracte nécessairement cet air sombre et triste que prend lui-même le voyageur qui ne fait qu'y passer. Il est inutile de chercher la beauté ou les grâces de la simple nature dans ces vallées sauvages. Jamais une bouche riante ou une main gracieuse ne m'ont été offertes en arrivant le soir fatigué de mes courses pénibles, et l'âme attristée de la contemplation de cette race décrépite.
Source : Gallica

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