Résumé

Jules Taulier Guide du voyageur à la Grande-Chartreuse… (1860)

Enfin on s'y engage, on franchit de nouveau le mauvais pas ; on revoit la fontaine et le chalet de Bovinant. On se retourne une fois encore pour contempler le sommet d'où l'on vient et la croix qui plane dans les airs, puis, en se promettant de revenir plus tard, on reprend le chemin de la forêt, on s'enfonce sous ses ombrages épais, on va vite, car on descend et, la faim se fait sentir.
En vain les cailloux roulent sous les pieds, la pente entraîne, on avance rapidement.
Demi-heure a suffi pour revenir au chalet, une heure au plus est nécessaire pour atteindre le couvent.
Source : Gallica

Jules Taulier Guide du voyageur à la Grande-Chartreuse… (1860)

Les senteurs qu'exhalent les sapins de la forêt, la solitude, le silence, la fraîcheur de l'ombrage, jettent dans une douce rêverie. On oublie d'où l'on vient ; le passé, l'avenir s'effacent; on est tout entier à ce bonheur calme qui plonge l'âme dans une espèce d'extase. On ose à peine parler à ses compagnons, tant on craint de voir s'évanonir le charme sous lequel on est placé. Du pavillon, on découvre parfaitement l'ensemble des bâtiments de la Chartreuse, cette multitude de toits gris et declochers de toute dimension.
Source : Gallica

Jules Taulier Guide du voyageur à la Grande-Chartreuse… (1860)

Nous détachâmes à coups de pierres une stalactite très-curieuse qui pendait à la voûte et que nous emportâmes comme un souvenir de notre expédition.
Après une demi-heure employée à parcourir ces grottes immenses, on revoit le jour avec plaisir. L'humidité a pénétré les vêtements, l'on a froid et l'on se hâte de revenir auprès du feu ou au soleil. Je conseille cependant encore au voyageur de suivre le guide dans le couloir qui s'ouvre à droite , au fond du ravin dans lequel il est descendu par les branches
du sapin.
Source : Gallica

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