Résumé

Joseph Jougla Les Pyrénées inconnues : le Capsir et le Donnezan (1879)

Le calme le plus complet règne sur la nature endormie . On entend distinctement le bruit de la Lauze , torrent de la vallée d' Ascou que nous allons suivre jusqu' à sa source ; plus sourd le bruit de l' Ariège se mêle comme un accompagnement profond au bruit de la chute d' eau voisine . Pas un souffle de vent n' agite les branches des arbres rabougris qui poussent à travers les rochers ; quelques champs cultivés marquent leur place par la teinte jaune des blés coupés ; au moment où nous reprenons notre marche , le bruit strident d' un sifflet de machine à vapeur déchire l' air .
Source : Gallica

Joseph Jougla Les Pyrénées inconnues : le Capsir et le Donnezan (1879)

Notre déjeuner fini , nous nous étendons un instant à l' ombre ; il est midi , et trois bonnes heures de marche sans arrêt séparent l' étang d' Aude de Formiguières ; aussi le repos est -il de courte durée . En quelques instants nous atteignons le déversoir du lac , formé d' une série de petits ruisseaux qui s' entrecroisent en sens divers pour se réunir , là où la pente devient plus forte , en un minuscule torrent , lequel représente la naissance de l' Aude .
Source : Gallica

Joseph Jougla Les Pyrénées inconnues : le Capsir et le Donnezan (1879)

Pour passer le temps , les uns examinent leurs trouvailles de la journée , la plupart causent ; de temps à autre le plus impatient regarde à l' unique fenêtre du logis , laquelle donne sur la vallée , si l' averse va bientôt prendre fin ; mais point , il pleut toujours . A un moment cependant , un pâle rayon de soleil , perçant les nuages obliquement , vient éclairer le paysage ; sous son influence , les gouttes d' eau qui tombent du ciel se colorent ; on dirait vraiment une pluie d' argent .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature