Joseph Jougla, Les Pyrénées inconnues : le Capsir et le Donnezan (1879)
“ Le calme le plus complet règne sur la nature endormie . On entend distinctement le bruit de la Lauze , torrent de la vallée d' Ascou que nous allons suivre jusqu' à sa source ; plus sourd le bruit de l' Ariège se mêle comme un accompagnement profond au bruit de la chute d' eau voisine . Pas un souffle de vent n' agite les branches des arbres rabougris qui poussent à travers les rochers ; quelques champs cultivés marquent leur place par la teinte jaune des blés coupés ; au moment où nous reprenons notre marche , le bruit strident d' un sifflet de machine à vapeur déchire l' air . ”
