Résumé

Alexandre Huot Les chevaliers de la nuit

Verchères dit :
— C’est le temps de tchéquer.
— Tchéquer ?
— Oui vérifier tes listes de cowboys avec celles de tes hommes.
Ils vérifièrent.
Puis...
Ô stupéfaction !
Tous...
Tous les cowboys avaient passé la nuit dans la bourgade.
C’était indubitable.
Ce n’étaient pas eux les chevaliers.
Verchères dit avec une apparente satisfaction :
— Je m’en doutais un peu.
— HEIN ? explosa Claude.
— Laisse faire, je me comprends...
Baptiste dit :
— J’aime les marchés clairs, moi. Suis-je en charge de cette affaire, ou si c’est toi, Claude ?
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Alexandre Huot Les chevaliers de la nuit

Baptiste commença :
— Qui est votre chef ?
— Moi, s’écria un colosse en s’avançant.
— Votre nom ?
Sandy Marlowe.
— C’est vous qui avez organisé cette grève ?
— Oui.
— Que voulez-vous au juste ?
— $40 de plus par mois.
— C’est là tout ce que vous demandez ?
— Oui.
— Alors si les ranchers consentaient à vous accorder ce $40 additionnel vous seriez prêts à retourner immédiatement au travail ?
Silence...
Silence et stupeur...
Verchères dit d’une voix calme mais sévère :
— Qu’en dites-vous, Marlowe ?
Celui-ci fustigea :
— C’est un truc, un traquenard. Ne répondez pas, cowboys.
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Alexandre Huot Les chevaliers de la nuit

Le chenapan avait été trop pressé pour récupérer son chapeau.
Verchères s’en empara.
— Voulez-vous tenir ce couvre-chef pour quelques instants, Gradier ?
Le chef sortit un carnet de sa poche, en déchira une petite feuille et écrivit :
« Ceci est le chapeau du gas qui a tiré sur nous.
J. B. Verchères ». — Maintenant, signez vous aussi.
Gradier s’exécuta.
Alors J. B. plia le papier en deux et le plaça sous la bande intérieure du chapeau.
Le rancher le regardait faire, médusé :
— C’est que je ne comprends rien.
— Laissez faire. Je gage que ce chapeau va faire pendre un homme.
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