Jules Girardin, Les aventures de M. Colin-Tampon
“ Comme tous les tireurs novices, M. Colin-Tampon a fermé les yeux en pressant la détente; mais il les rouvre aussitôt et regarde de toutes ses lunettes.Le lièvre ne bondit plus; il est mort ou mortellement blessé. Le coeur de M. Colin-Tampon est inondé d'une joie immense. «Touché, s'écrie-t-il, et dire que c'est mon premier coup de fusil!»Pour célébrer son triomphe, il donne une longue accolade à la bouteille clissée que sa prudente ménagère a remplie d'un punch généreux. Ensuite il brandit son arme et exécute sur place une danse de son invention. ”
