Benjamin Rabier, Les 400 coups d'un gamin de Paris par Benjamin Rabier (1933)
“ Les chaussures du facteur, qui érigeaient leurs tiges fatiguées vers le ciel, attirèrent l'attention toujours en éveil du jeune espiègle. Une odeur âcre et pénétrante s'échappait de l'ouverture béante : chacun sait que les bottes de gendarmes ou de facteurs dégagent d'elles-mêmes une odeur toute particulière. Maurice savait tout cela, et son esprit malfaisant pensa tout de suite à utiliser cette particularité olfactive. Sans être aperçu du facteur, il prit une botte, l'emporta dans un coin du jardin de Marchedroit et la coucha à terre. ”
