Résumé

Benjamin Rabier Les 400 coups d'un gamin de Paris par Benjamin Rabier (1933)

Les chaussures du facteur, qui érigeaient leurs
tiges fatiguées vers le ciel, attirèrent l'attention toujours en éveil du jeune espiègle.
Une odeur âcre et pénétrante s'échappait de l'ouverture béante : chacun sait que les bottes de gendarmes ou de facteurs dégagent d'elles-mêmes une odeur toute particulière.
Maurice savait tout cela, et son esprit malfaisant pensa tout de suite à utiliser cette particularité olfactive.
Sans être aperçu du facteur, il prit une botte, l'emporta dans un coin du jardin de Marchedroit et la coucha à terre.
Source : Gallica

Benjamin Rabier Les 400 coups d'un gamin de Paris par Benjamin Rabier (1933)

Le gamin sauta sur la couvée et la mit à l'abri des regards indiscrets, partie dans ses poches et le reste sous sa casquette qu'il portait fièrement campée sur la tête.
Dans quel but Maurice venait-il d'accomplir ce honteux larcin ?
Tout simplement par méchanceté à double face : embêter Mme Marchedroit et mettre Blanchette en une légitime furie.
Avouons que ce gamin avait de bien méchants instincts, qui ne faisaient que progresser, hélas ! grâce à l'insouciance et au manque de surveillance de ses nourriciers.
Le jeune épicier, portant ses œufs, passa près du moulin du père Anselme.
Source : Gallica

Benjamin Rabier Les 400 coups d'un gamin de Paris par Benjamin Rabier (1933)

Un jour, promenant nonchalamment son inactivité dans la cour de la ferme, il aperçut dans un coin un vieux sommier, oublié là, qui laissait échapper par de larges déchirures ses vieux ressorts rouillés.
En apercevant les restes de l'objet mobilier, une idée traversa le cerveau du jeune épicier.
Depuis quelque temps, les paysans se plaignaient fort des accidents et des déprédations occasionnés par les voitures automobiles qui traversaient le village. A cette
occasion, on avait même défendu à Maurice de se promener sur la route, devenue dangereuse pour les piétons.
Source : Gallica

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