Résumé

Maurice en nourrice (1905)

Mme Blancmouton, qui, de loin, avait assisté à la scène, rit de bon cœur et, compatissante, recouvrit à nouveau la tartine de Maurice d'une excellente confiture d'abricots, en lui recommandant, tout particulièrement, de ne pas se promener dans la basse-cour.
Le bébé, accompagné de Médor, le chien de garde de la ferme, sortit de la maison, se dirigeant vers le jardin. Un beau papillon voltigeait au-dessus de sa tête. Jamais Maurice n'avait vu une bête aussi jolie.
Déposant à terre sa tartine, il s'approcha de l'insecte ailé et tenta de l'attraper.
Source : Gallica

Maurice en nourrice (1905)

Un jour, promenant nonchalamment son inactivité dans la cour de la ferme, il aperçut dans un coin un vieux sommier oublié là qui laissait échapper par de larges déchirures ses vieux ressorts rouillés.
En apercevant les restes de l'objet mobilier, une idée traversa le cerveau du jeune épicier.
Depuis quelque temps, les paysans se plaignaient fort des accidents et des déprédations occasionnés par les voitures automobiles qui traversaient le village. A cette occasion, on avait même défendu à Maurice de se promener sur la route devenue dangereuse pour les piétons.
Source : Gallica

Maurice en nourrice (1905)

Tous les matins, le coq de la ferme, appelé Lagigue, venait réveiller Maurice. C'était le meilleur réveillematin à plumes que l'on pût imaginer, n'avançant ni ne retardant jamais, tant il était régulier.
Il fallait apprendre à marcher.
Pour bien se conduire dans l'existence, il faut d'abord savoir marcher. — C'est essentiel. Les parents nourriciers du petit Parisien le comprirent si bien, qu'ils achetèrent à son intention un appareil destiné à
soutenir ses premiers pas.
Source : Gallica

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