Alexandre Huot

Résumé

Alexandre Huot La vallée de la mort

Pas un seul sauvage n’était vivant.
Ils étaient tous morts de faim.
Lamentable spectacle...
Les cadavres gisaient ici et là dans la vallée...
Verchères les fit tous enterrer.
Sur la tombe d’Aigle rouge, il fit élever un petit totem, comme l’exigeait la religion des pieds-noirs, plaçant au dessous les armes et les agrès de chasse et de pêche du chenapan de chef.
J. B. ne retourna pas dans l’est.
Dès qu’il obtint son licenciement, il s’engagea comme cowboy dans un ranch immense.
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Alexandre Huot La vallée de la mort

Adhémar précisa :
— Nous avons un ranch de chèvres et de boucs.
Aguogue !
Baptiste se trouvait-il encore aux prises avec la vieille querelles des éleveurs de bestiaux et des éleveurs de chèvres...
De chèvres et de boucs dont les chevaux haïssaient l’odeur au point de prendre peur ?
Mais enfin se dit J. B., le soleil luit pour tout le monde.
— Je gage, mes amis, que vous êtes en chicane avec un rancher de bestiaux.
Le vieux s’écria :
— Vous gagnez.
Narcisse, lui, dit :
— C’étaient le rancher et ses garçons qui me poursuivaient.
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Alexandre Huot La vallée de la mort

Les bêtes étaient délibérément affolées par la vingtaine de cavaliers vêtus et cagoulés de blanc, qui galopaient...
Gueulaient...
Cravachaient...
J. B. cria :
— Stoppe, cocher !
WHOA.
Les roues de la diligence tournaient encore quand Verchères sauta et se rendit à l’avant des chevaux.
Alors impitoyablement, il abattit ces chevaux à coups de colts...
Le cocher cria :
— Devenez-vous fou ?
— Mais non ! En aspirant l’odeur détestée des boucs, vos bêtes auraient inévitablement pris le mors aux dents et seraient parties à l’épouvante...
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