Moïse Hornung

En Savoie (1872)

Résumé

Moïse Hornung En Savoie (1872)

Rochers et rivières, rameaux fleuris et touffes d'herbes, tout rayonne de cet éclat matinal qui est à la fois fraîcheur et lumière.
Voilà bien pour ce pittoresque paysage l'heure magique, l'heure fugitive de l'expression et du charme.
La route s'élève, l'horizon s'élargit; bientôt ce sont de plus vastes aspects. Un tableau nous frappe entre
tous. La chaîne un peu sombre des montagnes voisines s'ouvre et laisse voir un immense amphithéâtre dont les hauts gradins resplendissent de neige et de glaces. Au-dessus, un oiseau de proie plane. C'est d'une beauté rude, mais qui fascine.
Source : Gallica

Moïse Hornung En Savoie (1872)

Peut-être le sexe fort de la Savoie doit-il désirer que la solution ne se trouve pas.
Cette journée de mars si triste et si froide a sur son déclin de beaux moments. Nous sommes sur le chemin qui conduit à Vacheresse, un bon chemin bien encadré qui monte et serpente en s'éloignant d'Evian.
Soudain tout semble pris d'un accès d'allégresse. Le lac bleuit, le feuillage s'éclaire, les vergers se nuancent, les oiseaux gazouillent; quant à nous, c'est à peine si nous touchons terre. — Et la cause ? — La cause ?. Regardez en haut: le rideau
de nuages s'est entr'ouvert, l'azur du ciel est apparu.
Source : Gallica

Moïse Hornung En Savoie (1872)

Au bord de la route est un champ que des terres vagues coupées de buissons séparent des premières ondulations de la montagne. On est en train de l'ensemencer en famille.
Père, mère, aïeule suivent lentement, paisiblement les sillons. Une fraîche enfant aux yeux vifs, que le sillon ne regarde point encore, — la tâche des enfants c'est de courir — gambade joyeusement en compagnie d'un cabri, un tout petit cabri gris clair, aux yeux vifs aussi. Si petit, on est vite las.
Source : Gallica

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