Pierre-Jean De Smet,
Voyages aux Montagnes Rocheuses
“ S’il manque son coup, le cabri part comme un trait ; mais sa curiosité le porte à regarder encore : le chasseur, qui connaît son faible, paraît s’amuser en agitant quelque objet de couleur tranchante ; l’animal s’approche de plus près ; mais son imprudence cause sa perte. Le cabri est la gazelle ou l’élan des naturalistes. La chair en est saine, mais de moindre qualité que celle du cerf ou du chevreuil ; on ne le tue que lorsque le chevreuil, la grosse-corne, la biche, la vache de buffle manquent. La grande chasse au cabri est très-remarquable ; les sauvages en font un jour de réjouissance. ”
