Louise de Mirabeau

Définition et enjeux

Dauphin Meunier Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)

« En
tout », répondait-il aux éloges que le bailli lui faisait de « la force de tête » et du « génie » de Louise, « en tout, il était besoin de la comprimer par d'excellents entours et un air sain. Comme elle a une singulière émulation et heureusement l'esprit fort juste, elle peut aller au mieux. Cette coquetterie qui te paraît singulière est ce qu'on appelle ici envie de plaire, qui est le sublime des cœurs nuls. Elle a des talents rares et eût été perdue ici... Compte que de tous nos enfants, sans en excepter même Pierre-Buffière, aucun ne tient moins des Mirabeau que celle-là. »
Source : Gallica

Dauphin Meunier Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)

Droite, simple, crédule, résolue, opiniâtre même dans ses affections, Sophie ne s'était pas donnée pour se reprendre, moins encore pour se partager : elle ne souffrait plus seulement la cohabitation de son mari podagre et septuagénaire. Mirabeau lui avait juré de lui appartenir de même ; il s'était engagé d'honneur à l'enlever, à s'expatrier avec elle. Il rompit donc son ban, le soir de l'Epiphanie; mais du fond des réduits où il se cachait, il invoqua la protection du gouvernement ; il
appela sa mère, il appela Louise surtout, à son aide.
Source : Gallica

Dauphin Meunier Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)

Pouvait-on rêver d'un berceau plus frais, plus riant ? Une petite chapelle bâtie à gauche du château servait de paroisse au village. On y baptisa Louise, le lendemain de sa naissance, sans aucune cérémonie, sous l'œil de son austère et pieuse grand'mère, Françoise de Castellane, marquise douairière de Mirabeau. Des serviteurs la tinrent sur les fonts en l'absence des parrain et marraine. Ceux-ci étaient deux cousins, un prêtre chanoine de Notre-Dame de Paris, maître des requêtes, et la femme du procureur général au parlement de Toulouse.
Source : Gallica

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