Aristide Joly, Les Procès de Mirabeau en Provence… (1863)
“ Et pour les développer encore, au penchant naturel de Mirabeau se joignaient les tendances du temps. A la fin du XVIIIe. siècle, tout se tournait en polémique. Depuis le traité de morale jusqu'à la tragédie, toute littérature se faisait plaidoyer. Voyez Voltaire, Rousseau, Diderot. Tout écrivain est doublé d'un avocat. Ainsi se préparait son éloquence ; éloquence toute particulière, du reste, et faite pour des temps d'orage. C'est pour cela qu'elle en a les grondements, qu'elle a quelque chose de démesuré. Mirabeau n'est pas un orateur a la façon de Cicéron ou de Démosthenes. ”
