Louis de Loménie,
Mirabeau et Mme de Nehra
“ Ce n’est pas impunément qu’une personne bien douée, née, comme l’était, je crois, Mme de Nehra, pour faire une épouse et une mère de famille accomplie, se trouve, dès sa plus tendre jeunesse, abandonnée à elle-même, sans guide, sans appui, engagée dans une vie irrégulière, n’ayant d’autre professeur de morale que Mirabeau, et respirant l’air du XVIIIe siècle. Si quelque chose peut étonner, c’est que, dans une telle situation, une jeune femme conserve tous les sentimens bons, honnêtes, délicats, qu’il nous semble impossible de méconnaître sous la forme parfois légère de ses confidences. ”
