Résumé

Alexandre Béziers Notice sur Mirabeau, traducteur de Tibulle… (1868)

La prose, quelque harmonieuse qu'elle soit, ne peut pas avoir cette mesure et ce rhythme qui font de la poésie la compagne et la sœur de la musique; et l'on a eu tort, selon nous, d'appeler poésie la prose de Bernardin-de-Saint-Pierre et de Chateaubriand ; elle a sans doute du nombre, mais le nombre n'a jamais produit des effets d'harmonie comparables à ceux qui résultent d'une bonne et belle, versification. Nous ne ferons pas un crime pourtant à Mirabeau de n'avoir pas traduit son poëte favori en vers, s'il n'a pas eu le talent ou plutôt la patience nécessaire pour cela.
Source : Gallica

Alexandre Béziers Notice sur Mirabeau, traducteur de Tibulle… (1868)

Il est très rare aussi qu'une traduction en prose ait des couleurs aussi belles que la poésie elle-même. Et peut-il en être autrement? Peut-on toucher au papillon gracieux, surtout quand il vole dans les airs, sans enlever la fine poussière qui forme les jolis dessins et les brillantes nuances de ses ailes? La poésie est pour le moins aussi délicate, le moindre souffle étranger la ternit, le moindre attouchement la déflore
Source : Gallica

Alexandre Béziers Notice sur Mirabeau, traducteur de Tibulle… (1868)

Je veux purifier mon berger tous les ans Et de lait à Palès offrir la coupe austère ; Car je t'adore, ô toi, déesse des bergers ; Soit qu'un vieux tronc pourri, au milieu des vergers, Abandonné longtemps, ou qu'une vieille pierre, La tête couronnée et de fleurs et de lierre, Présente ton image en quelque carrefour : Les prémices des fruits, à toi, mon cher amour !
Source : Gallica

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