Résumé

Jules Pothé Mirabeau devant le bailliage de Pontarlier… (1865)

Mirabeau est immoral lorsqu'il séduit la marquise, lorsqu'il souille le toit sous lequel il a reçu l'hospitalité, lorsqu'il traîne de repaire en repaire ses amours que l'on suit à la piste ; mais au moment où il sauve de la persécution celle qui s'y est vouée à cause de lui, il ne fait que remplir le devoir sacré d'un honnête homme, et s'il eût été assez vile pour agir autrement, ceux-là mêmes qui l'ont critiqué au nom d'une morale excessive, nous en sommes convaincus, l'auraient flétri au nom de l'honneur.
Source : Gallica

Jules Pothé Mirabeau devant le bailliage de Pontarlier… (1865)

Mirabeau commençait à le savoir. La souffrance lui avait appris à ne compter que sur lui-même pour triompher de sa mauvaise fortune. Son énergie naturelle, sa pensée juste, sa raison saine, sa passion pour l'étude, à défaut de la tendresse paternelle, vinrent à son secours. Dans ses autres retraites, il avait tout appris : législation, finances, diplomatie, guerre, religion , balance des pouvoirs, il avait approfondi toutes les questions , non comme un utopiste, mais comme un politique. Au fort de Joux, l'histoire de la Franche-Comté lui ouvrait une source nouvelle d'intéressants travaux.
Source : Gallica

Jules Pothé Mirabeau devant le bailliage de Pontarlier… (1865)

MIRABEAU
DEVANT
LE BAILLIAGE DE PONTARLIER.
I.
Sur l'un des plateaux les plus élevés du Jura, dans un pays où l'on rencontre des vallées aussi fraîches, des lacs aussi limpides, des cascades aussi bruyantes que dans les cantons de la Suisse les plus fréquentés , s'élève, comme un nid d'aigle au milieu des forêts, la petite ville de Pontarlier. C'est, du côté des Alpes, la sentinelle perdue de notre civilisation. Ses laboureurs , attentifs à tout ce qui peut améliorer le sol, y luttent avec fruit contre les rigueurs du climat
Source : Gallica

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