A. Mézières

Résumé

A. Mézières Les Mirabeau

C’est le temps où nos fautes consolident la monarchie prussienne, détruisent notre marine et livrent aux Anglais avec nos colonies l’empire incontesté de la mer. La longue décadence du règne de Louis XV prépare et rend inévitable la révolution qui va éclater sous son successeur. Tous les esprits sagaces en ont le pressentiment ; le père et l’oncle de Mirabeau l’annoncent à plusieurs reprises, sans croire peut-être qu’elle soit aussi prochaine, sans soupçonner surtout qu’un héritier de leur nom en deviendra bientôt la plus éloquente, la plus puissante personnification.
Source : Wikisource

A. Mézières Les Mirabeau

Mme de Pailly, née en Suisse, d’une famille protestante d’origine française, femme d’un officier suisse au service de la France, possédait des qualités qui formaient le contraste le plus complet avec les défauts de Mlle de Vassan. Sans apporter dans le monde une intention marquée de coquetterie, elle plaisait généralement et s’insinuait peu à peu dans les bonnes grâces de chacun. Dès que le marquis la connut, le charme opéra sur lui et lui rendit la présence de Mme de Pailly aussi douce que celle de sa femme lui était pénible.
Source : Wikisource

A. Mézières Les Mirabeau

C’est ce que le marquis appelle « le fumier qu’un honnête homme ne peut couvrir de son manteau. »
À partir de ce moment, la séparation était inévitable ; elle aboutit bientôt entre les deux époux à une lutte acharnée où le mari se défend avec des lettres de cachet, où la femme essaie de ruiner le mari à force de procès. Leurs enfans grandissent au milieu de ces fureurs, détestés par leur mère quand ils se rapprochent de leur père, et par celui-ci quand ils se rapprochent de leur mère. Voilà l’école de violence et de cynisme à laquelle fut élevé Mirabeau.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature