Louise Fusil, Souvenirs d’une actrice
“ Qui m’eût dit, lorsque j’assistai aux triomphes de madame Saint-Huberty, lorsque je la voyais entourée d’hommages, excitant l’admiration de toute la France, recevant des honneurs que jamais aucune artiste n’avait obtenus avant elle, qui m’eût dit que cette reine des arts, qui avait abdiqué la gloire pour devenir simplement une grande dame, périrait victime des événements politiques et par la main d’un misérable qui la sacrifia à sa propre sûreté ? Car ce fut au moment où sa trahison allait être découverte qu’il frappa le comte et la comtesse d’Entraigues, dont il était l’homme de confiance. ”
