Ernest Legouvé,
Soixante ans de souvenirs
“ Dans Frédégonde et Brunehaut, n’est-ce pas un trait de génie que la mise en regard de ces deux haines, haine de servante et haine de souveraine, haine d’en bas mêlée de rage, haine d’en haut mêlée de mépris ! Les œuvres de M. Lemercier me font l’effet d’un minerai où le métal précieux abonde, mais souvent enfermé dans la gangue : brisez la pierre, et vous trouverez l’or. Puis, ce qui complète son talent, c’est son caractère et son âme. La gloire et la vertu ont été les deux buts de sa vie ; s’il n’a atteint le premier qu’à demi, il n’a pas manqué le second. ”
