Résumé

Alfred Copin,  Talma et la Révolution : études dramatiques (1887)

“ Un homme qui ne va jamais au spectacle ne parle pas de cette façon. Bonaparte est un curieux, un avide de connaître. Ignorant de Paris, il cherche à en approfondir tous les recoins, à en saisir le mécanisme, à voir, à comprendre, à juger. On se représente aisément ce petit Italien pâle, frêle, maladif, d'une énergique fermeté, possédant un regard étrange, on se le représente, dis-je, avec son habit râpé et ses grands cheveux qui lui pendent sur les oreilles, allant dîner solitaire dans quelque restaurant à bon marché du Palais-Royal, avant d'aller applaudir Talma au théâtre voisin. ”
Source : Gallica

Alfred Copin,  Talma et la Révolution : études dramatiques (1887)

“ Dans le monde officiel, où il est devenu pour tous un objet de curiosité, Bonaparte pose pour l'homme blasé et fatigué. Il accompagne bien Joséphine au théâtre, mais il feint de se dérober aux regards de la foule en se plaçant au fond d'une loge ou dans une baignoire grillée. Enfin tout chez lui est le résultat d'une étude, tout, depuis ses conversations auxquelles il affecte de donner une forme scientifique ou littéraire, jusqu'à son costume dont il a banni les galons et les broderies. Qui donc peut se défier d'un homme aussi modeste ? ”
Source : Gallica

Alfred Copin,  Talma et la Révolution : études dramatiques (1887)

“ Connue dans le monde sous le nom de Julie, plus remarquable encore par le charme de son caractère et de son esprit que par celui de sa figure, tout agréable qu'elle fût, elle alliait à un physique presque grêle une âme des plus énergiques. Également passionnée pour les arts, les lettres, la philosophie et la politique, après avoir réuni chez elle, sous l'ancien régime, ce que la cour et la ville avaient de plus aimable, elle y réunissait, depuis
la Révolution , aux littérateurs et aux artistes les plus célèbres, les plus célèbres membres de la législature.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature