Alfred Copin, Talma et la Révolution : études dramatiques (1887)
“ Un homme qui ne va jamais au spectacle ne parle pas de cette façon. Bonaparte est un curieux, un avide de connaître. Ignorant de Paris, il cherche à en approfondir tous les recoins, à en saisir le mécanisme, à voir, à comprendre, à juger. On se représente aisément ce petit Italien pâle, frêle, maladif, d'une énergique fermeté, possédant un regard étrange, on se le représente, dis-je, avec son habit râpé et ses grands cheveux qui lui pendent sur les oreilles, allant dîner solitaire dans quelque restaurant à bon marché du Palais-Royal, avant d'aller applaudir Talma au théâtre voisin. ”
