Mme de Cabris

Définition et enjeux

Dauphin Meunier Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)

« Espérons que cela durera, disait Mme de Cabris. Un tel événement est sans doute bien fait pour développer l'énergie d'un être qui, formé de mon sang, ne saurait manquer d'âme et de sensibilité. »
Juste à cette heure où elle désespérait de trouver une direction sûre, une aide effective, Mme de Cabris reçut de sa nièce, la fille aînée de Mme du Saillant, l'offre d'une jolie résidence à Empoli sur l'Arno, au milieu des domaines immenses du marquis d'Aragon ; il s'y ajoutait la promesse d'une pension annuelle de 1.800 livres.
Source : Gallica

Dauphin Meunier Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)

Mais Mme de Cabris n'était ni chrétienne ni romantique. Plutôt assagie que vertueuse, moins sensible aux préceptes de la morale qu'aux leçons de l'expérience, il est à présumer qu'elle ne prit guère le temps de se revoir aux diverses étapes de sa vie, et qu'elle n'eut d'yeux, d'oreilles, que pour noter les changements survenus dans un monde où, presque à tous égards, elle revenait de loin.
Source : Gallica

Dauphin Meunier Louise de Mirabeau, marquise de Cabris… (1914)

« Quand on tire autant de ses vassaux que fait le seigneur de Cabris, il faut s'attirer leurs bénédictions en répandant chez eux ses aumônes. »
Mais le don n'est pas l'abandon. D'ailleurs, Mme de Cabris ne possédait rien qu'en dépôt. C'était le bien d'un mari incapable, d'une fille à peine émancipée. La douairière, pendant sa curatelle, n'avait que trop laissé dépérir et spolier ce patrimoine. Les sœurs de M. de Cabris continuaient d'en revendiquer de notables portions, à titre de supplément de légitime.
Source : Gallica

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