Jacques Madeleine

Jacques Madeleine

Résumé

Portrait de Jacques Madeleine Jacques Madeleine L’Idylle éternelle

Tout revit, les sonnets et les aimables choses.
Le printemps et l’amour, toutes les floraisons.
Monna Nina, suivant la coutume galante,
À ton seuil adorable et bien aimé, je plante
L’arbre amoureusement fleuri, l’arbre de mai.
Il dit la loi d’amour, Monna Nine, il proclame
Qu’il faut fleurir, qu’il faut sourire au bien-aimé.
Qu’il faut se souvenir enfin que l’on est femme.
Ouvre tes bras, ouvre ton âme !
Amour, c’est le sourire attendri du Printemps,
Souviens-toi que je t’aime, et des joyeux vingt ans.
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Portrait de Jacques Madeleine Jacques Madeleine L’Idylle éternelle

Voici donc un jeune poète qui se montre jeune en effet. Il pourrait, comme tant d’autres, — qui d’ailleurs sont dans leur droit, — conduire sa muse au bal macabre des Monstruosités et des Peurs, au sabbat des impures joies où le dos de Satan ressemble à la face de l’hyperdémoniaque Marquis ; c’est dans les venelles d’églantier qu’il donne rendez-vous à l’inspiratrice, et là, sous le vol des papillons blancs et la neige tremblante des duvets, leurs deux bouches si proches qu’elles vont être un baiser, disent le même sonnet d’amour !
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Portrait de Jacques Madeleine Jacques Madeleine L’Idylle éternelle

Mais tous nos rosiers sont en fleurs !
Laisse-moi cueillir mes roses,
Baiser tes lèvres mi-closes
Et tes yeux ensorceleurs.
Si tu veux des vers idylliques,
Je te lirai simplement
Ceux de l’Eternel Amant
Du Cantique des Cantiques.
Tes seins blancs sont meilleurs à ma bouche gourmande
Que les fraises des bois ;
Ma faim les veut toujours, et ma soif redemande
Le doux vin que j’y bois.
Tes cheveux parfumés sont la mer attiédie
 Où mon rêve est bercé.
Ils tombent lourdement sur ta hanche arrondie
Et ton sein oppressé.
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