Marie-Catherine Le Jumel de Barneville baronne d' Aulnoy

Élements biographiques

Marie-Catherine Le Jumel de Barneville baronne d' Aulnoy Contes des fées, par Mme d'Aulnoy… (1868)

Je voudrais demander des conseils à la fée du Désert.
— N'en prenez pas la peine, dit le nain ;
la reine est malade parce qu'elle a du chagrin de vous avoir promise en mariage. Je me flatte, ajouta-t-il en se jetant à genoux, que son choix ne vous déplaît pas, car c'est moi qui serai votre mari.
— Vous! s'écria Toute-Belle en reculant.
Est-il une folie semblable à la vôtre?
Je me soucie fort peu de cet honneur, dit le nain en colère : voici les lions qui me vengeront de votre mépris.
En même temps, la princesse entendit leurs longs hurlements.
— Que vais-je devenir! s'écria-t-elle. Ah!
Source : Gallica

Marie-Catherine Le Jumel de Barneville baronne d' Aulnoy Contes des fées, par Mme d'Aulnoy… (1868)

Quand elle ouvrit les yeux, elle vit une grande femme, vêtue de la peau d'un lion ; ses cheveux étaient noués avec une peau de serpent dont la tête pendait sur son épaule ; elle avait une massue de pierre à la main, et un carquois plein de flèches au côté.
En voyant cette figure, la reine crut qu'elle était déjà morte.
— Je ne suis pas surprise, dit-elle tout bas, qu'on craigne tant la mort, ce qu'on voit dans l'autre monde est bien affreux.
La géante se mit à rire : — Tu n'es pas morte, dit-elle, mais ton sort n'en sera pas moins triste. Je suis la fée Lionne, tu passeras ta vie avec moi.
Source : Gallica

Marie-Catherine Le Jumel de Barneville baronne d' Aulnoy Histoire d'Hippolyte, comte de Duglas… (1864)

Cher Hippolyte, lui dit-elle en versant des larmes que toute la violence qu'elle se faisait ne pouvait retenir, vous avez vu aujourd'hui, par l'excès de ma douleur, que l'infortunée Julie, en changeant de condition, n'a pas changé de sentiments. Oui , mon fidèle Hippolyte, je veux bien l'avouer, vous m'êtes toujours plus cher que la vie ; je la donnerais pour votre repos ; je ne songe qu'à vous, je ne me consolerai jamais de mon malheur ; mais puisqu'il est sans remède, il faut le surmonter par la vertu.
Source : Gallica

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