Eugène Lenfant

Élements biographiques

Portrait de Eugène Lenfant Eugène Lenfant,  La Découverte des grandes sources du centre de l'Afrique… (1909)

“ Non seulement l'indigène n'ignore pas le labeur, mais nous savons que pour vivre il doit le pratiquer. Veut-il pêcher, chasser, cultiver, cuire ses aliments, célébrer une fête, organiser un tam-tam, naviguer sur un fleuve, il doit pour cela tisser un filet, forger des armes, dresser dès instruments, tourner des marmites, tailler un arbre pour en faire un tambour, abattre un géant de la forêt, le traîner et le creuser pour en faire une pirogue. Au moindre geste de sa vie, comme nos pères et comme nous, le noir fait acte de labeur, de travail, et cet acte le conduit tout droit à la prôpriété. ”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Lenfant Eugène Lenfant,  Le Niger, voie ouverte à notre empire africain… (1905)

“ Depuis le sommet du rapide d'Ourou
jusqu'à Tiégou et Léaba, le fleuve décrit un S à larges courbures. La pente de ce grand obstacle est perceptible à l'oeil nu, et donne l'impression d'une route qui monte. Tout à fait en haut du rapide, le Niger longe une montagne de 100 mètres d'altitude qui se trouve sur la rive gauche et se divise en deux bras.
Le spectacle de ce rapide est saisissant : l'eau, projetée par les aiguilles, forme des volutes d'écume qui jaillissent à 1 ou 2 mètres de hauteur; il est impossible de se faire entendre, tellement le vacarme est assourdissant.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Lenfant Eugène Lenfant,  La Découverte des grandes sources du centre de l'Afrique… (1909)

“ Les parents, le chef, les amis ne lui donnant rien pour se vêtir, rien pour se nourrir, rien pour s'abriter, le jeune labi doit se suffire à lui-même. Il chasse, il pêche, il défié le fauve, il affronte le courant des rivières. Il devient ainsi, dans ces sports, d'une adresse consommée. En même temps, il assouplit son corps et s'accoutume aux veilles, aux fatigues, aux insomnies. C'est pourquoi, la nuit, on entend des chants et des danses lointaines accompagnées du battement des pieds' et des mains, tandis qu'un feu de brindilles éclaire cette scène agreste au milieu des hautes herbes. ”
Source : Gallica

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