Baya

Définition et enjeux

Alexandre-Marie-Frédéric-Henri Moll,  Forêt équatoriale et savanes congolaises (1909)

“ La race baya qui habite ce pays est une des plus nombreuse du Congo français.
Le Baya est plutôt petit, bien musclé, agile. Il a les attaches fines, les mains et les pieds petits. Il a la démarche souple, élégante. C'est un montagnard, un coureur, un chasseur. Il adore la savane et ses grandes herbes dans lesquelles il se glisse comme un serpent et où il se fait invulnérable et insaisissable.
”
Source : Gallica

Henri Coupin,  Les arts et métiers chez les animaux (1902)

“ Pendant le repos, toute la bande fait entendre un gazouillement continuel. Souvent le Baya se réunit à d'autres oiseaux. Je l'ai vu avec la Passerine mélanocéphale et Sykes avec le Moineau commun.
Le Baya niche pendant la saison des pluies, du mois d'avril au mois de septembre, suivant les localités. Je ne sais s'il a plusieurs couvées par an. Son nid est long, en forme de cornue. Il est pendu d'ordinaire à un palmier, rarement à un autre arbre.
”
Source : Gallica

Portrait de Hector France Hector France,  Sous le burnous

“ Car chaque fois que, pour la moisson, je descends dans la plaine, il m'attire dans son gourbi pour me vendre aux infâmes chrétiens! Allah! Allah! La grosse Baya, des Ouchtatas, qui vient parfois aux semailles, m'avait prévenue cependant. Elle aussi, depuis des années, se laisse exploiter par ce gueux!
Et ivre de fureur, l'oeil sanglant, la bave aux lèvres, grimaçante, horrible, elle étendit son bras séché, cerclé d'anneaux de cuivre, dans la direction des gourbis des Krammès, puis se dressant tout d'une pièce, marcha sur moi.
—Tu es donc bien riche, que tu payes deux douros une femme!
”
Source : Gutenberg

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