Alexandre-Marie-Frédéric-Henri Moll

Résumé

Alexandre-Marie-Frédéric-Henri Moll Forêt équatoriale et savanes congolaises (1909)

Tous ce pays du Mbiémou est couvert de l'épais manteau presque impénétrable de la grande forêt, où les sentiers mal tracés disparaissent sous l'enchevêtrement des lianes, grimpent au flanc des collines abruptes pour, à chaque instant, redescendre glissants dans des rivières torrentueuses ou dans des ravins vaseux. Pas de grosses agglomérations d'habitants, mais des hameaux disséminés, cachés au fond des vallées, dans de minuscules clairières et presque inaccessibles à qui ne connaît pas tous les détours de la mystérieuse forêt. Une race âpre et rude y vit sous de primitifs abris.
Source : Gallica

Alexandre-Marie-Frédéric-Henri Moll Forêt équatoriale et savanes congolaises (1909)

La race baya qui habite ce pays est une des plus nombreuse du Congo français.
Le Baya est plutôt petit, bien musclé, agile. Il a les attaches fines, les mains et les pieds petits. Il a la démarche souple, élégante. C'est un montagnard, un coureur, un chasseur. Il adore la savane et ses grandes herbes dans lesquelles il se glisse comme un serpent et où il se fait invulnérable et insaisissable.
Source : Gallica

Alexandre-Marie-Frédéric-Henri Moll Forêt équatoriale et savanes congolaises (1909)

Au sortir de la forêt, nous atteignons le pays Baya, la région de la brousse et de la savane. La brousse, c'est le steppe herbeux, avec, par ci, par là, un arbre rabougri et tordu, au tronc et aux branches noircis par l'incendie annuel. Les arbres y atteignent deux, trois et quatre mètres de hauteur et couvrent à perte de vue les vallonnements du terrain. Dans la savane, les hautes herbes recouvrent aussi le sol de leur uniforme manteau, mais les arbres deviennent plus grands et plus nombreux. Presque régulièrement espacés, ils donnent au pays l'aspect d'un immense verger.
Source : Gallica

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