Gustave Moynier,
La fondation de l’État indépendant du Congo au point de vue juridique
“ L’État du Congo n’a pas de chef, pas plus que l’Association internationale n’a ostensiblement à sa tête un représentant autorisé de cette souveraineté dont elle est dépositaire. Les personnes qui, dans les négociations récentes, ont traité en son nom, n’avaient point par elles-mêmes de puissance souveraine ; elles ont agi comme mandataires du roi des Belges, agissant lui-même dans une qualité que le droit international ne prévoit pas, celle de fondateur d’une Association privée, devenue souveraine de fait, mais non ipso facto de droit. ”
