Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Et Nola, pour priser cette noble fierté, Par de si longs retards sent son cœur attristé. Faible, elle gourmandait cependant sa faiblesse, Quand, son fusil au bras, son lévrier en laisse, Le jeune seigneur passe : « Ô vous, belle Nola ! » Comme si le hasard seul l’avait conduit là. Mais elle, son fuseau tournant toujours dans l’herbe : « Ne connaissez-vous pas, sire, un ancien proverbe ? » Il comprit, et, lançant l’agile lévrier, Le galant ce jour-là ne courut qu’un gibier. Puis arriva Flammik : battant chaque feuillage, Cherchant des nids, il vint ainsi jusqu’au village. ”
