André-Ferdinand Herold,
Nala et Damayanti
“ Je consens, ô roi, à te recevoir en messager d’amour, mais sois ton propre messager. Je n’ai point oublié ce que m’a dit le cygne. C’est pour toi seul que se tient l’assemblée nuptiale. Sois moi fidèle comme je te suis fidèle. Donne-moi ton amour, comme je te donne le mien. — Ah, répondit Nala, tout ému, pour ton époux, peux-tu, devant les dieux, choisir un homme ? — Si tu m’abandonnes, ô Nala, mourrai-je par le poison ou par le feu, par la corde ou par l’eau ? Je ne sais ; je mourrai. — N’irrite pas les maîtres du monde, ô princesse. ”
