Cécile Marchand-Caruë Piolenc

Élements biographiques

Cécile Marchand-Caruë Piolenc Blondine, roman nouveau, par Mme Cécile de Valgand (1853)

« Clarisse, à nous deux maintenant.
Eusèbe, je t'aime ainsi. Je préfère la haine à ton dédain. Attends, tu vas rejoindre Blondine, ton adorée et... tu ne me mépriseras plus... » Puis l'attirant avec une force inouïe donnée par la rage et l'amour exaspéré, elle le frappa juste au coeur avec la même lame qui venait de tuer Blondine.
M. d'Osna chancela sur lui-même et tomba aux pieds de cette femme implacable.
Lorsqu'elle vit son amant mort, sa fureur se calma tout à coup. Elle se jeta sur lui, et le tint étroitement serré contre sa poitrine.
Source : Gallica

Cécile Marchand-Caruë Piolenc Blondine, roman nouveau, par Mme Cécile de Valgand (1853)

Les nobles, me répétait Madeleine, n'aiment pas à être servis par leurs pareils.
— En vérité je ne comprends pas cette femme, reprit le Marquis; après vous avoir chassée, c'est elle qui vous a retrouvée.
— C'est elle qui m'a nourrie de son pain, pendant des années, quoiqu'elle ne fût pas heureuse; oh! je lui ai bien des obligations, et si elle a eu des torts envers moi, ne doivent-ils pas s'effacer devant son action sublime : élever l'enfant d'un autre?
—Que j'aime à vous voir ainsi, Blondine! votre ame est cent fois plus belle que le corps charmant qui lui sert d'enveloppe.
Source : Gallica

Cécile Marchand-Caruë Piolenc Blondine, roman nouveau, par Mme Cécile de Valgand (1853)

Blondine passa comme une flèche décochée par un habile arbalétrier, traversa le jardin des Tuileries, le Pont-Royal, la rue du Bac, la rue de Sèvres jusqu'à la barrière, et, poussée par un instinct suprême, elle revint involontairement à l'hôtel d'Osna, leva le marteau, et vit la porte s'ouvrir.
Alors elle jeta un cri perçant, se voila la figure, et s'en fut épouvantée. La perception des idées commençait à lui revenir, elle se souvint de ses malheurs. Comme à travers un brouillard, madame Delvoie, Clarisse, M. d'Osna lui apparurent. Enfin, ce dernier domina seul; elle ne pensa plus qu'à lui.
Source : Gallica

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