A. Builhié-Laplace

Élements biographiques

A. Builhié-Laplace Les Soirées d'été, par A. Builhié-Laplace (1863)

Je n'ai pu résister, il est vrai, au charme qu'elle exerce sur tous ceux qui l'approchent; mais ta main peut serrer la mienne avec confiance ; ta dernière pensée doit se reposer sans crainte sur Madeleine, car jamais femme plus pure n'a mieux mérité l'estime de son mari.
— Je le sais, me répondit-il. Une jalousie inquiète m'a fait descendre jusqu'à l'espionnage ; la lettre que tu as reçue le matin de notre départ, et que tu portes là sur ton coeur, je l'ai lue. Mais je vous pardonne, car vous vous aimiez et vous m'avez respecté. Adieu ! Cherche à prolonger ta vie, tu as un but désormais.
Source : Gallica

A. Builhié-Laplace Les Soirées d'été, par A. Builhié-Laplace (1863)

Pourquoi lutter contre des obstacles insurmontables?
— On les brave quand on aime ! s'écria Gaston. Cette chaleureuse exclamation fit légèrement
rougir Mlle Perron, et obtint l'approbation de Mme de Prébaud.
— Au moins faut-il avoir l'espérance de voir partager sa passion, dis-je.
— Est-il un seul homme qui n'ait cet espoir? répondit Mme de Prébaud.
— J'en connais, madame, qui comprennent toute la folie d'un amour pour une de ces femmes sans coeur, qui se font un jeu cruel d'inspirer une passion qu'elles ne partageront jamais.
Source : Gallica

A. Builhié-Laplace Les Soirées d'été, par A. Builhié-Laplace (1863)

Qu'attendez-vous aujourd'hui? Croyez-vous que j'autoriserai un amour coupable sous le toit conjugal, sous le patronage d'une parenté que vous outragez? Espérez-vous me voir abandonner mon enfant, mon mari, alors que loin de mon pays, seule et isolée, j'ai su respecter leur honneur et le mien? Le délire de vos sens vous aurait-il inspiré l'idée d'un honteux partage? Rien lu à cette seule pensée je rougis et pour vous et pour moi. Ah ! laissez-moi croire à un acte de folie, c'est la seule excuse que vous puissiez invoquer.
Source : Gallica

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