Magali-Boisnard, Les endormies (1909)
“ Entendez ceci, ô Noura. Et que tous vos frères de race et de pensée, et que tous les partisans d’un progrès fatal l’entendent. Si vous n’y prenez garde, si vous vous obstinez en votre prodigieux aveuglement, ouvriers insensés de la déception, de la torture et du crime, que la douleur et le sang retombent sur vous. La dernière réponse des dieux après les oracles lamentables, Noura, c’est la mort de Mouni, votre bien-aimée, la plus parfaite et la plus douloureuse à cause de cette perfection même.Cessez votre funeste croisade. Votre civilisation est gonflée de désespoir. ”
