Noris

Définition et enjeux

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Noris : moeurs du jour (1883)

“ Noris eût voulu passer, affamée de solitude, par les taillis réservés, mystérieux, où le lierre étreignait les arbres et rampait à terre. Tout sentier battu lui déplaisait. Mais au Bouquet du Roi, ils étaient presque seuls, des enfants jouant sur l'herbe molle, criblée de pâquerettes ; des vieux lisant leur journal sur quelque banc ; les shakos de soldats de l'artillerie apparaissant seuls parmi les lilas en fleurs, tandis qu'au loin on entendait, sourds et continus, des bruits de canon. ”
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Noris : moeurs du jour (1883)

“ De toutes les femmes, une seule lui plaisait maintenant, Noris. C'était insensé, incompréhensible ; mais c'était ainsi. Tous les souvenirs d'autrefois le mordaient au coeur. Puis, comme si le hasard eût voulu le rendre décidément
fou, partout où il allait on ne parlait que de Noris, et, à ce nom de Noris, on ajoutait toujours celui de Ferdys. Cette mystérieuse belle fille, inaccessible à tant d'hommages, s'était donc humanisée ? Elle avait laissé fondre, disait le duc de Marsan, la cuirasse de glace que lui imposait le grand-duc Vassili, chaque fois qu'il la quittait.
”
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Noris : moeurs du jour (1883)

“ Raymond regarda, pendant toute cette visite, Noris Féraud avec une expression presque attristée, qu'elle prit tout simplement pour un intérêt amical, et qui était mieux que cela : la sensation profonde et comme le pressentiment d'une souffrance inévitable. Il comparait instinctivement, portant ses yeux francs de René à Noris, ces deux êtres de chair et d'os, si différents l'un de l'autre, si peu pétris pour se comprendre, et que la vie ou le hasard avait réunis pourtant, mettant la candeur et la crédulité de la
vierge à portée de l'audace ou de l'habileté du blasé.
”
Source : Gallica

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