Jules Claretie,
Noris : moeurs du jour
(1883)
“ Noris eût voulu passer, affamée de solitude, par les taillis réservés, mystérieux, où le lierre étreignait les arbres et rampait à terre. Tout sentier battu lui déplaisait. Mais au Bouquet du Roi, ils étaient presque seuls, des enfants jouant sur l'herbe molle, criblée de pâquerettes ; des vieux lisant leur journal sur quelque banc ; les shakos de soldats de l'artillerie apparaissant seuls parmi les lilas en fleurs, tandis qu'au loin on entendait, sourds et continus, des bruits de canon. ”
