Résumé

Delly L'héritier des ducs de Sailles… (1954)

Bertine, au nom de Julienne, de votre chère petite morte qui vous attend dans le ciel, dites-nous ce que vous avez pu voir au château de Sailles !
Bertine tremblait convulsivement. Ses yeux un peu hagards se posèrent longuement sur la jeune morte. Puis elle se tourna vers Noella et Ghislain.
— Après tout, que m'importe ! dit-elle d'une voix rauque. Avant, quand elle vivait, je n'aurais rien dit, parce qu'elles m'auraient fait disparaître. Je sais de quoi elles sont capables. Mais aujourd'hui que ma Julienne est partie, je peux parler, je ne crains plus de mourir.
Source : Gallica

Delly L'héritier des ducs de Sailles… (1954)

Une vive contrariété s'exprimait sur la physionomie du vieillard. Stanislas s'en aperçut aussitôt.
— Je vous mécontente, mon cher vieil ami ? dit-il en lui prenant la main. Cependant, puisque vous m'aimez, songez que là se trouve mon bonheur. Bien volontiers, j'abandonnerais ce titre et cette fortune si pour cela je devais renoncer à elle.
Le vieillard secoua lentement la tête.
— Oui, vous l'aimez trop pour que j'aie l'espoir de vous faire changer d'avis. Votre cœur n'est pas de ceux qui varient. Que voulez-vous, monsieur le duc, je suis un vieil orgueilleux, non pour moi, mais pour vous.
Source : Gallica

Delly L'héritier des ducs de Sailles… (1954)

Allons, fais ta prière, mon Ghislain, demande au bon Dieu de devenir un bon petit garçon, afin d'être aimé de ton oncle.
En elle-même, la jeune femme songeait qu'avec la charmante nature de Ghislain il ne serait pas difficile à l'enfant de conquérir le cœur de son parent. Durant le dîner, elle avait remarqué les regards dirigés par le duc vers le petit être qui reproduisait si bien le type de sa race. Et, lorsque l'enfant lui avait respectueusement souhaité le bonsoir, le vieillard l'avait enlevé dans ses bras pour poser un instant ses lèvres sur le front ombragé de boucles blondes.
Source : Gallica

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