Delly

Résumé

Delly,  Un amour de prince (1981)

“ La princesse s'exclama :
— Mais c'est la broderie de Mme de Griehl que vous avez là, Odile !
— Oui... je me suis trompée...
Et je me levai pour prendre ma broderie
déposée dans la corbeille à ouvrage d'Hilda, tandis que celle-ci disait en riant :
— Voilà une distraction un peu forte, ma chère Odile. Vous n'en êtes cependant pas coutumière.
Le prince ne dit rien, mais je vis un sourire glisser sous sa moustache. Peu après, il s'éloigna, à mon grand soulagement.
Comme il m'a regardée, après avoir lu ces vers de Tennyson ! Oh ! pourquoi ? Il sait bien qu'il n'a pas le droit de m'aimer.
”
Source : Gallica

Delly,  Un amour de prince (1981)

“ Tout à l'heure, je servais le thé — Mme de Griehl et sa nièce sont aujourd'hui à Paris, les princesses leur ayant donné leur liberté pour toute la journée — la princesse Charlotte se mit à faire l'éloge de Mme de Warf, de son intelligence, de sa beauté...
Le prince Frantz l'interrompit avec un petit rire railleur :
— Je vous en prie, ma tante, ne nous parlez pas de son intelligence ! Ou alors, prenez ce mot dans le sens de ruse, de finesse, d'habileté. Sur ce point-là, je serai d'accord avec vous. Mais quant à être une femme réellement, profondément intelligente, non, cent fois non !
”
Source : Gallica

Delly,  Un amour de prince (1981)

“ A peine étais-je rentrée qu'Hilda me fit demander. Elle me tendit les bras dès mon entrée, et je compris aussitôt qu'elle, du moins, se réjouissait sans arrière-pensée.
— Ma chère Odile, vous serez bientôt ma sœur ! Oh ! que je suis heureuse !
— Vous approuvez cela, Hilda ? Vous ne trouvez pas que c'est un peu... fou ?
— Oui ?... peut-être. Mais je comprends si bien qu'il vous aime au point de faire pour vous tous les sacrifices ! Vous êtes si jolie, si charmeuse, si bonne aussi ! Et vous rendrez tellement heureux mon cher Frantz !
La princesse Charlotte s'est réservée davantage.
”
Source : Gallica

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