Daniel Lesueur,
Le mariage de Gabrielle
“ Cependant Gabrielle était tourmentée par une curiosité inquiète et ardente. Elle eût voulu, ne fût-ce qu'une minute, lire dans le cœur de René, sûre au fond, malgré tout, qu'elle n'y verrait rien que d'aimable et d'élevé. Elle songeait aux longues causeries de sa marraine; celle-ci, qu'elle admirait et qu'elle aimait tant, n'aurait pas voulu la tromper; elle devait connaître son neveu. Et ses parents, certainement, ne pensaient qu'à la rendre heureuse... Pouvait-elle s'opposer à un mariage qui les comblerait tous de joie? ”
