Résumé

Delly Aélys aux cheveux d'or (1981)

Lothaire avait repris son attitude nonchalante. De nouveau, les cils s'abaissaient à demi sur les yeux où demeurait encore la petite lueur verte que venait d'y voir Aélys.
— Tu n'es qu'un imbécile, Valérien. Finis-en avec ce chien, emporte-le d'ici; je ne veux plus le voir, ni toi non plus.
M. de Seldorf, d'un élan désespéré, se jeta sur l'épagneul, le saisit à bras-le-corps et, mordu sans pitié par la bête furieuse qu'il n'avait pas le droit de molester, l'emporta hors du salon.
— Ce chien paraît le détester plus que personne au monde, dit la voix suave de la comtesse Brorzen.
Source : Gallica

Delly Aélys aux cheveux d'or (1981)

Cette attitude singulière de dame Véronique était donc pour Aélys un sujet d'étonnement et de colère. Allait-elle rester seule à ne pas subir le dominateur et asservissant prestige de ce jeune prince qu'elle détestait... oh! qu'elle détestait!
Dans son grand vieux lit à colonnes torses, Aélys se remuait fiévreusement, toute bouillante d'indignation. Véronique avait beau dire, elle ne se plierait pas à être traitée par lui ainsi qu'un petit animal drôle dont les audaces l'égayaient
comme une chose probablement nouvelle, jusqu'au moment où cette distraction ne lui plairait plus.
Source : Gallica

Delly Aélys aux cheveux d'or (1981)

Lothaire eut un petit rire moqueur et se pencha légèrement.
— Eh bien! moi, je pense que, si tu l'aimais, tu accepterais tout.
— Non, non!... Oh! bien sûr que non! Si c'est une femme comme cela que vous voulez, vous ferez bien d'en choisir une autre que moi!
Elle était de nouveau cabrée, la fière petite Aélys. Ses beaux yeux ardents bravaient la caresse veloutée du regard doucement ironique, le sourire énigmatique de ces lèvres railleuses.
— Je ne t'ai pas choisie, Aélys. Tu oublies que nous sommes tous deux obligés à ce mariage...
Source : Gallica

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