Delly

Résumé

Delly Les seigneurs loups (1981)

La comtesse Leonora tressaillit aux accents passionnés de cette voix assourdie.
— Ah, chère, comme tu l'aimes ! Je ne pense pas qu'Oriane puisse jamais l'aimer ainsi !
Une lueur passa dans les yeux sombres de Freihild.
— La comtesse Oriane est un mystère, madame.
— Oui... peut-être.
— Et les hommes aiment le mystère, chez la femme.
— Tu crois que monseigneur Guido ?...
— J'ignore sa véritable nature. Cela, je vous l'ai déjà dit, madame. Pas un seul instant je n'ai pu la pénétrer. Il reste pour moi une énigme.
— Alors, voilà deux énigmes ensemble ! dit la comtesse avec un rire forcé.
Source : Gallica

Delly Les seigneurs loups (1981)

Et avez-vous vu la colère de monseigneur Guido, à cette réflexion menaçante de monseigneur Tankred ? Et son regard à elle ?... son regard inquiet d'abord, et qui se rassurait après avoir rencontré celui de son mari.
— Oh ! Freihild, je n'observe pas comme toi !
— C'est que l'amour et la haine voient clair là où d'autres ne trouvent qu'obscurité. Et je la hais, cette femme!... je la hais autant que je l'aime, lui !
La voix de Freihild vibrait de sauvage passion. La comtesse murmura avec effroi :
— Prends garde!... Prends garde! Si quelqu'un t'entendait !
Source : Gallica

Delly Les seigneurs loups (1981)

A tout cela, j'ai pensé pendant la nuit, j'ai cherché une issue quelconque à cette situation... et je n'en ai pas trouvé.
— Mademoiselle, si vous avez peur... si vous craignez ce comte Guido, il ne faut pas...
— Si je le crains !
Un long frisson la parcourait.
— ... Oui, Claude, oui ! C'est un orgueilleux, ce doit être une âme dure et glacée. Il y a en lui quelque chose... un mystère qui m'effraye... Oh ! oui, j'ai peur !
— Alors, ne l'épousez pas, mademoiselle !
— Mais je crains d'y être obligée ! Comprenez bien, Claude, qu'Aimery et moi, nous sommes en son pouvoir !
Source : Gallica

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