Résumé

Delly Bérengère, fille de roi (1981)

Un regard de haineuse fureur s'attachait sur le visage
tendu, sur les prunelles fauves que traversaient de terribles lueurs. Le baron dit, en une sorte de râle :
— Celui dont vous parlez est très malade... Il mourra bientôt...
— Non, nous le guérirons... Et toi, François de Pelveden, tu vas mourir. Mais te condamner à une mort ordinaire serait trop doux pour un épouvantable criminel de ton espèce. Non seulement tu as tué Marguerite d'Auxonne, sa mère, M. de Trégunc, mais encore, par ces crimes, tu as infligé de profondes douleurs morales au roi Charles, à ma tante, à moi-même...
Source : Gallica

Delly Bérengère, fille de roi (1981)

D'un bond, elle fut debout, s'élança vers le duc et lui saisit la main.
— Wennaël, Bérengère ne changera pas en devenant Marguerite-Marie ! Elle est à vous, son bienfaiteur, son maître... Elle est à vous pour la vie.
Un ardent regard d'amour enveloppa la jeune fille toute tremblante d'émotion. Puis, s'adressant à Gwennolé, M. de Rochelyse expliqua :
— Nous sommes fiancés, Bérengère et moi, sous réserve de votre approbation, sire.
— Si vous la souhaitez, je vous la donne de toute mon âme ! Mais je ne suis rien, monseigneur... rien qu'un enfant qui va bientôt quitter ce monde...
Source : Gallica

Delly Bérengère, fille de roi (1981)

M. de Rochelyse, sa femme, Mme de Trégunc assistaient à l'office funèbre. Wennaël avait appris ce jour même à Bérengère la mort du frère qui, à peine retrouvé, lui était enlevé. Dominant son sincère et profond chagrin, la jeune femme avait voulu rendre les derniers devoirs à celui dont, si peu qu'elle l'eût connu, elle avait déjà apprécié la noble et attirante nature. En s'appuyant au bras de Mme de Trégunc, elle descendit dans la crypte où, en des tombeaux de granit sombre, reposaient les seigneurs de Ménez-Run, leurs femmes et leurs enfants.
Source : Gallica

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