M. Reynes-Montlaur, Revue des Deux Mondes
“ J’aurais tant voulu les sauver tous !... Le reste n’est rien. Nous aimons bien plus que le Seigneur en travaillant sous les malédictions et dans les ténèbres. Ils reprirent leur route. Wennaël ne parla plus, regardant à la dérobée son maître et son ami qui priait, envoyant des bénédictions à tout ce qui passait sur sa route, aux enfans et aux oiseaux. Ker Is, indolente, s’animait vers le soir. Des femmes aux yeux bleus, pêcheuses de goémons ou de coquillages, s’échelonnaient le long des falaises, jetaient leurs râteaux dans la mer, nonchalantes et superbes. ”
