Résumé

Marius Sepet Le drame religieux au Moyen Âge (1903)

On a pu dire qu'avec Nicolas V (1447-1455) , l'humanisme était monté sur le trône de saint Pierre. Malheureusement, même dans l'ordre purement poétique et littéraire, la Renaissance se précipita dans des excès sans mesure. Elle s'engagea dans une tentative de restauration violente et révolutionnaire de l'antiquité païenne. Elle ne conçut plus alors les productions de l'esprit humain que comme une suite immédiate et un décalque servile des littératures grecque et romaine et prétendit tenir pour non avenu, malgré ses grandes floraisons catholiques et nationales, le Moyen Age tout entier.
Source : Gallica

Marius Sepet Le drame religieux au Moyen Âge (1903)

Pour notre part, nous ne le pensons pas. L'existence matérielle de la scène française officielle procède des Confrères de la Passion, passés en 1548 de l'Hôpital de la Trinité à l'Hôtel de Bourgogne, et dont les premières troupes de comédiens royaux furent cessionnaires. Au point de vue intellectuel, comme pour les procédés scéniques, la part de la tradition du Moyen Age est considérable dans le théâtre de Hardy, grâce auquel la tragédie française, jusque-là plutôt exercice d'école, devint un drame effectif et vivant (1) .
Source : Gallica

Marius Sepet Le drame religieux au Moyen Âge (1903)

De là une représentation dialoguée des Prophètes du Christ qui, remaniée, parée, enrichie de diverses façons dans son texte et sa mise en scène, vint prendre sa place en diverses églises monastiques ou cathédrales parmi les drames liturgiques du cycle de Noël.
A prendre les choses dans leur ensemble et selon une
appréciation qui, dans la complexité extrême et inévitable des faits, ne peut être qu'approximative, l'existence florissante du drame liturgique dans le domaine de l'Eglise latine s'étend sur une période d'environ quatre cents ans, de la fin du ix* à la fin du xiii* siècle.
Source : Gallica

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