Résumé

Charles Magnin De la mise en scène chez les Anciens

Mais le peu d’étendue des tragédies grecques, particulièrement de celles d’Eschyle, et l’extrême brièveté du drame satyrique [71] , rendent cette supposition tout-à-fait admissible et probable.
Nous n’éprouvons pas le même embarras pour trouver dans les grandes solennités romaines le temps nécessaire aux représentations théâtrales. D’abord la fécondité dramatique est bien loin d’avoir été aussi grande en Italie qu’en Grèce [72] ; ensuite les Romains ne connurent ni les trilogies ni les tétralogies : ils se contentaient de faire suivre leurs pièces sérieuses d’un mime ou d’une atellane [73]
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Charles Magnin De la mise en scène chez les Anciens

Par un bonheur dont il faut féliciter la civilisation moderne, l’antiquité ne nous a légué de ses productions dramatiques que celles des meilleurs âges : presque aucune œuvre des bas siècles n’a survécu de sorte que, tandis que l’organisation matérielle de nos théâtres est à peu près l’image de la plus triste et de la plus mauvaise organisation de la scène antique, dans l’ordre poétique, au contraire, nous n’avons eu pour modèles que les plus parfaits chefs-d’œuvre des plus beaux temps du théâtre grec et romain.
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Charles Magnin De la mise en scène chez les Anciens

Au moment où le héraut appelait sur la scène le poète dont le tour de représentation, fixé par le sort [3] , était arrivé, le plus ou moins de célébrité du concurrent était un sujet de joie ou de contrariété pour l’assemblée : « Quel déplaisir j’ai éprouvé l’autre jour au théâtre, dit un personnage d’Aristophane ; j’attendais depuis longtemps qu’on annonçât Eschyle ; le héraut s’écria : Théognis ! fais paraître le chœur [4] ! »
À Rome, l’annonce des jeux se fit long-temps aussi par la voix des hérauts. La formule de la proclamation était : Convenite ad ludos spectandos.
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