Résumé

Charles Magnin De la mise en scène chez les Anciens…

Quand un poète d’Athènes ou de Rome avait achevé une comédie, une tragédie, un drame satirique, un mime ou une atellane, qu’avait-il à faire pour obtenir que sa pièce fût représentée et admise à l’honneur du concours ? Trouvait-il assis sur le seuil des théâtres antiques les deux dragons qui veillent à la porte des nôtres, les comités de lecture et la censure dramatique ? Avait-il à subir la morgue et les caprices d’un directeur, et lui fallait-il obéir, dans la distribution des rôles, aux exigences plus que royales des princes et des princesses de théâtre ?
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Charles Magnin De la mise en scène chez les Anciens…

Lors donc qu’un poète, à Rome, avait terminé une pièce de théâtre, il n’avait pas besoin, comme en Grèce, de demander d’abord un chœur ; il ne lui fallait qu’obtenir une scène. Mais à qui s’adressait-il ? quelle main lui ouvrait la lice ? En un mot, de quelle autorité les jeux scéniques ressortissaient-ils dans la constitution romaine ?
Les jeux étaient donnés au peuple par les magistrats aux frais de l’état ; par les magistrats à leurs frais, soit en totalité, soit en partie ; par des corporations ou des particuliers avec l’autorisation du pouvoir public.
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Charles Magnin De la mise en scène chez les Anciens…

Cela nous conduit à chercher ce qui se faisait à Rome.
Le génie grave, sévère, fortement hiérarchique, de la constitution romaine fut, dès la naissance des jeux scéniques, un obstacle à la liberté moqueuse dont a joui presque constamment le théâtre grec. La comédie naquit, il est vrai, dans les campagnes de l’Italie, comme elle était née dans les bourgs de l’Attique, de l’Arcadie et de la Sicile, des railleries amébées, des dialogues bouffons, des improvisations badines auxquelles se livraient, dans les fêtes solennelles, les pâtres, les moissonneurs et les vignerons
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