Jules Claretie

Jules Claretie

Résumé

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Édouard Pailleron

L’homme est bien ici le reflet même de l’œuvre, œuvre diverse, encore une fois, qui va de l’alexandrin à la prose, du lyrisme à la poésie intime, du drame à la fine comédie satirique, des vers des Parasites ou du Théâtre chez Madame à cette langue étincelante, prime-sautière, parisienne, d’essence et de tapage si modernes, langue d’aujourd’hui, de demain, mêlant son cliquetis boulevardier à la clarté robuste du bon vieux français de Béroalde, langue si française et si contemporaine de l’Âge Ingrat et du Monde où l’on s’ennuie.
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Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Édouard Pailleron

Puis, en 1869, il faisait représenter les Faux Ménages, une des rares comédies modernes en vers que le théâtre contemporain nous ait laissées, une pièce hardie où Pailleron étudiait, dans un réalisme saisissant, celle que la langue facile du boulevard appelle d’un nom compris de tous, la cocotte. On fait aujourd’hui des drames réalistes ; on n’écrit plus de grandes comédies en vers puisées aux sources de la vérité. Une des dernières est les Faux Ménages. La fortune en fut très grande. « Le sujet est illégitime, mais le succès est légitime », disait alors un homme d’esprit.
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Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Édouard Pailleron

Nul effort et nul cliquetis ; le dialogue étincelle sans être battu. Ce qui plaît encore dans cet esprit si piquant, c’est son amabilité et sa belle humeur. Le trait n’y est point trempé d’amertume ; il vise juste, touche à l’endroit sensible le ridicule attaqué et s’arrête au point où la blessure commencerait. — Il n’y a pas que de l’esprit dans la comédie de M. Pailleron ; le sentiment se faufile à travers les broderies brillantes. Sa petite critique de cœur n’est, sans doute, ni bien serrée ni bien neuve
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