Résumé

Charles Magnin De la mise en scène chez les Anciens…

On sait la terreur profonde que produisit le chœur des Euménides, une des plus terribles productions du génie pittoresque d’Eschyle [2] . Dans le genre bouffon, les formes si spirituellement grotesques sous lesquelles la puissante imagination d’Aristophane se plut à présenter les Athéniens, travestis en guêpes, en oiseaux, en grenouilles, ont placé ce poète au nombre des plus hardis et des plus ingénieux caricaturistes.
Quant à la danse, Eschyle, comme Thespis, Pratinas et Phrynichus, composait sans secours étrangers les figures de ses chœurs [3] .
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Charles Magnin De la mise en scène chez les Anciens…

RÉPÉTITIONS. Dans les premiers temps, l’absence des rôles écrits força les poètes dramatiques à continuer l’usage établi par les cycliodidascales, d’enseigner de vive voix les choreutes. On appliqua, pour la même cause, ce mode d’enseignement aux comédiens. Voici comment les choses se passaient. Le poète, entouré de ses acteurs, récitait ou lisait la pièce. Chaque comédien, à son tour, répétait ce qui appartenait à son rôle, en imitant les inflexions qu’y avait mises le didascale. Cet exercice se continuait jusqu’à ce que le maître (doctor) fut parfaitement satisfait.
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Charles Magnin De la mise en scène chez les Anciens…

Lors de la naissance de l’art dramatique en Grèce, la tâche des auteurs s’étendait, sans exception, à toutes les parties de l’exécution théâtrale. D’abord le poète jouait à lui seul tout le drame ; un peu après, nous le voyons se charger des premiers rôles ; et ce n’était pas tout : il devait encore dessiner les danses et composer la musique des chœurs, créer les costumes et les masques, pourvoir à la décoration, et même à la construction des théâtres, d’abord de bois et temporaires.
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