E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste
“ Pour les Romains, ces maîtres de l’univers ne pouvaient être que les généraux de l’armée de Judée triomphans. Le plan de Titus fut brusquement déjoué. En arrivant à Corinthe, il apprit à la fois l’assassinat de Galba, la proclamation d’Othon et la révolte de Vitellius. Que faire ? Aller à Rome, c’était se livrer aux hasards de la guerre civile et devenir un otage entre les mains d’un de ses adversaires. N’y pas aller, c’était offenser le vainqueur et lui refuser l’hommage. Titus se consulta longuement avec ses amis ; on pesa les sujets de crainte et d’espérance, l’espérance l’emporta ”
