Albert Réville,
Le Drame religieux du moyen âge jusqu’à nos jours
“ Assurément un pareil drame n’a rien à envier, sous le rapport de l’ingénuité, aux mystères les plus naïfs du moyen âge. Cependant on voit d’ici le changement grave qui s’est opéré. Ce n’est plus la représentation animée d’une scène tragique qui préoccupe le poète, c’est la moralité, c’est le dogme. Le mystère n’est plus qu’une manière de prédication, et il va mourir sous ce vêtement dogmatique à peu près comme notre tragédie classique jeta au XVIIIe siècle son dernier éclat en devenant philosophique. La poésie didactique ne peut longtemps se soutenir. ”
