Gustave Cohen

Résumé

Gustave Cohen Revue des Deux Mondes

« Voilà bien le plus beau Paradis que vous vîtes jamais... ni que vous verrez. »
À l’autre extrémité de la scène, un Enfer grimaçant et grotesque semblait, par une de ces oppositions violentes auxquelles les porches de nos cathédrales nous ont habitués, la réplique caricaturale du Paradis. Au sommet d’une tour est lié le grand Diable, appelé aussi le diable Lucifer en haut [8] ou le faux corps de Satan, autour duquel tourne une roue patibulaire, chargée d’anges déchus et damnés, entraînés sans fin dans des sphères d’infamie autour de leur maître enchaîné.
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Gustave Cohen Revue des Deux Mondes

Dans le Mystère du Roi Avenir, un diable fait retirer de la chaudière une femme, la pique d’une fourchette et puis, parlant à ses suppôts, leur dit : « Replongez-la, elle n’est pas assez cuite ! »
Si le Paradis est tout harmonie et douceur, l’Enfer est tout tonnerre et tumulte. De là, sans doute, « un bruit de tous les diables. » Pour le produire, on frappe sur des bassins d’airain, ou on fait parler la poudre. On paya vingt-quatre sous pour dix instruments à jeter feu en Enfer et deux grosses buses de fer. Ces canons serviront surtout à accueillir, à son arrivée, Jésus descendant en Enfer
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