Charles Guénot

Résumé

Charles Guénot Michel Soudais (1865)

Le bon curé de Beugnon était sur le point de lui rendre le service qu'il avait tant sollicité, et de commencer les sublimes recommandations que l'Eglise adresse à Dieu en faveur des âmes qui vont partir de ce monde, quand un prêtre parut sur le seuil de la tente.
A sa vue, le visage pâle et défait du moribond s'illumina ; la joie brilla dans son regard, et il tendit ses mains défaillantes vers le nouveau venu.
C'était M. Chanvin, également chanoine de Vézelay, et son ami intime, qui débarquait dans l'île Dame pour y remplir les fonctions d'infirmier.
Source : Gallica

Charles Guénot Michel Soudais (1865)

Cette bienveillance du tribunal trouva de l'écho dans la ville et jusque dans la prison, Le geôlier, honnête homme et compatissant, dit aux détenus : « Je vous permets de sortir tous les jours, pourvu que vous me promettiez de ne point vous évader.
Nous nous y engageons bien volontiers. Mais, ajouta M. Soudais, as-tu donc tant de confiance en nous que les lois poursuivent si rigoureusement.
Ah ! répondit le geôlier, je sais bien que des hommes qui sacrifient comme vous leur vie pour leur foi religieuse ne me manqueront pas de parole. »
Source : Gallica

Charles Guénot Michel Soudais (1865)

L'abbé Soudais a maintes fois raconté depuis l'impression terrible qu'il avait éprouvée au moment où, à demi vêtu, au sortir de la salle dans laquelle on lui avait tout pris, il dut suivre le soldat commis à sa garde, à travers les corridors obscurs du couvent. L'imagination remplie du souvenir de sombres récits, ignorant où il allait et redoutant quelque affreuse surprise, il recommandait son âme à Dieu.
Son effroi augmenta en entendant ouvrir un guichet si bas qu'un homme n'y pouvait passer qu'en se courbant en deux
Source : Gallica

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